dimanche 27 décembre 2015

Un cas désespéré

Ceci est une courte fanfiction très soft entre Harley Quinn et Poison Ivy. Je vous laisse la découvrir. 




Hé, qu'est-ce que tu fais exactement?!


Les poings serrés et le visage dur, Poison Ivy interpellait Harley Quinn. Sa voix résonnait dans cette cave secrète, morne et stérile. Les plantes de la belle s’excitaient et grinçaient au fur et à mesure que son coeur s’emballait. Harley Quinn, qui était en train d’enfiler frénétiquement son costume en latex, lui répondit :

- C'est Mister J, il a besoin de mon aide !


Son air innocent, paniqué et surtout naïf rappelèrent à Ivy un chiot faible et apeuré. Sa rage et sa tristesse perlaient de ses yeux et ses plantes chéries avaient bientôt rejoint ses pieds. Elles ondulaient sur le sol et se déplaçaient comme des vipères : silencieuses et venimeuses. Le courroux de la scientifique les attiraient. Elles s'agrippaient à elle, appelées par leur maîtresse. Ivy hurla et sa voix retenti comme une détonation dans la cave presque vide. Harley, déjà habillée, le latex crissant sur sa peau pâle et en sueur, s’apprêtait à sortir de la pièce éclairée de néons dont la lumière était froide et sévère. Elle se hâta de répondre à sa protectrice en affichant un sourire béat sur son visage :

- Je reviens juste après, Poison. Je vais sauver mon cupcake !


C’en fût trop pour la grande rousse dont le corps élancé était ancré dans le sol. Elle cria à nouveau en articulant cette fois le nom de sa compagne. Son cri fut accompagné d'un geste du bras qui se lança en direction de sa partenaire. Les doigts tendus vers sa cible, Ivy ordonna à ses amies végétales d’arrêter Harley Quinn dans sa fuite. Les fidèles compagnes se jetèrent sur la jeune femme comme les tentacules d'un Kraken et s’enroulèrent autour des poignets et chevilles de la folle en fuite.

- Quand cesseras-tu d’être aussi stupide ? Laisse Joker se débrouiller seul, il se joue de toi, Harley.


Les larmes coulaient en abondance sur les joues verdâtres de la scientifique. Elle lâcha son bras qui rebondit sur ses hanches plantureuses et s’avança tristement vers sa compagne, las d’avoir à reproduire le même scénario. Harley Quinn s’impatientait et n’avait en tête que le sourire de son Joker qui l’aurait récompensée d’une tape sur le crâne. Ce pauvre geste ingrat aurait été fantastique pour elle.

- Je dois sauver Mister J ! Il m'aime, et il doit être en danger à cette heure ! Laisse moi y aller, petite fleur, laisse moi sauver mon cupcake à l'amour !


Sur ces derniers mots, une note de désespoir et un soupir se firent entendre. La voix d’Harley transformée par un sourire dévot se déplaçait jusqu'aux oreilles de Poison Ivy qui fermait les yeux, accablée par les mots de sa tendre amie. La scientifique à la chevelure de feu pris le visage du petit clown entre ses mains et la contempla mélancoliquement. Les liens végétaux se desserraient lentement et coulaient sur le sol, revenant près de leur maîtresse, s'enroulant autour de sa poitrine comme pour la protéger.

- Il ne t'aime pas, Harley. Il t’utilise. Tu le sais.

- Il m’utilise parce-qu’il m'aime ! Parce que je suis douée !


Ivy colla ses joues humides contre celles de sa protégée et sa haine s’apaisa un instant. Il ne restait plus que de la tristesse. La tristesse de ne pas réussir à lui faire entendre raison. Harley s’était arrêtée de sourire et faisait la moue, ses sourcils froncés comme ceux d'une enfant contrariée. Harley sentait ses joues s’humecter par la faute des larmes D’Ivy. Sa sincérité la terrifiait. Elle ne voulait pas l’écouter. Elle devait sauver Joker. Son Joker.

- Harley… Tu n’es pas celle qu'il aime. Il te le prouve tous les jours. Tu te mets si souvent en danger pour lui… L’a t-il fait au moins une fois pour Toi? Est-t-il reconnaissant de ce que tu fais pour lui ?


De nouvelles larmes coulèrent pendant que Ivy susurrait ces mots. Mais les larmes avaient changé de propriétaire. La petite Harley suffoquait et tentait de se convaincre elle-même que son Joker l'aimait d'un amour inconditionnel. Que ses réactions inexistantes en ce qui la concernait étaient dues au stress qu'avait son cupcake, et aux nombreux problèmes auxquels il devait faire face. La scientifique lui chuchotait de se calmer. Elle pleurait et serrait sa partenaire dans ses bras faibles et épuisés.

- Shhhh Harley… Shhhh….


Harley ne se calmait pas. Ses pensées ne concernaient que Le Joker et son cerveau semblait faire des noeuds dans sa tête. Elle se battait contre ses propres pensées et en souffrait le martyre. Une partie d'elle se résignait et comprenait les dire de la belle rousse, tandis que l'autre partie s’entêtait et se débattait dans son crâne.

- Qu'est-ce que je ferais si Pudding ne m'aimait pas comme je pense qu'il m'aime ?! Qu’est-ce que je deviendrais ? Un jeu de carte incomplet se jette sans hésitation… je suis bonne à être jetée…


Ivy recula lentement, les yeux tremblants et la vision floutée par ses larmes. Elle relâcha Harley et commanda ses plantes adorées de lui faire un confortable lit dans lequel elle se laissa glisser, effondrée. Ivy s’agenouilla à ses pieds et posa délicatement son visage sur les genoux de la pauvre Harley. Elle ferma les yeux et entama un long discours :

- Harley… Pourquoi dis-tu tant de sottises? Tu n'es pas à jeter, il y a tout à garder de toi. Ta loyauté et ton amour pour Joker t’ont embué l’esprit. Pourquoi t’entêtes-tu ainsi Harley? Pourquoi continues-tu à te languir ainsi de lui? Je suis là pour toi. Je peux m’occuper de toi, te rendre heureuse comme il ne pourra jamais le faire.


Les yeux de Harley Quinn étaient vides de toute expression. Elle se sentait vide. Entendre cette dure vérité était insurmontable pour elle. Les mots de sa compagne étaient comme des pansements sur une plaie béante dans son coeur. Harley s’effondra et pleura dans les cheveux de Poison Ivy. Celle-ci continuait sa déclaration et s’efforçait de ne pas sangloter :

- Ma belle Harley… Tu es intelligente, tu es belle… Tu dois te rendre compte qu'il n'est pas l’homme pas l’homme rien que pour toi. Écoute Harley je… Comment te dire que… Je t'aime. Je t'aime Harley. Je ne sais que faire pour te garder près de moi et te faire oublier ce maudit Joker.


Au son de ces deux mots aux trois syllabes, l'ouïe D’Harley Quinn lui fit défaut. Ses yeux s’écarquillèrent mais sa vision était trouble. Ses yeux étaient noyés dans ses larmes mais la phrase résonnait dans son crâne. Des bribes de conversation lui arrivaient aux oreilles et son coeur s’était remis en marche. La blessure béante s’était tout à coup refermée à grand coups d’agrafes et même si du sang en coulait encore abondamment, elle avait ressenti ce que cela faisait d’être sauvée. Du moins essayer d'être sauvée. Ces mots… si forts, si violents et en même temps si doux à ses oreilles… Elle ne les avait jamais entendus, et pour sa première fois, ils étaient les plus sincères du monde. Elle se remit à pleurer de plus belle et sans doute que Poison avait ressenti ce changement en elle. Elle arrêta son long et triste monologue et se redressa. Elle prit à nouveau les joues mouillées de sa douce entre ses doigts fins et délicats, puis entreprit de l’embrasser à plusieurs reprises sur les joues. Sa blessure la lançait, elle se rebellait et voulait se faire entendre, mais les baisers réservés de Poison Ivy étaient des cataplasmes beaucoup plus efficaces qu’elle même n'aurait pu l’imaginer. Le coeur de la petite Harley s’affolait dans sa cage et ses joues pâles se colorèrent de rose. Les bras ballants et ses yeux incrédules posés sur la visage languissant de la belle rousse, Harley visualisait ses plaies se recoudre maladroitement. La femme à la crinière rousse colla son front à celui de sa protégée et frôla ses lèvres des siennes. Un frisson parcouru le corps de la petite blonde. Elle avait déjà ressenti cette chaleur auparavant avec ce Joker. Une chaleur apaisante de protection et d’amour. Mais la chaleur qu'elle ressentait à présent était beaucoup plus forte, authentique et stable. Cette chaleur semblait éternelle.
Poison Ivy posa ses lèvres gracieusement sur celles de la chétive jeune femme. La chaleur qui émana de leur corps fit fleurir les amies de Poison, représentation de son épanouissement actuel. Harley se laissa abandonner à cette sensation inédite pour elle. Pour la première fois l’amour qu'elle ressentait était réciproque, et si fort ! Leurs langues chaudes glissaient l’une sur l'autre et leurs corps émanaient une aura surpuissante. La scientifique souriait et se délectait de ce moment qu'elle attendait depuis si longtemps. Elles s’éloignèrent l’une de l'autre et se regardèrent toujours tendrement.  Les larmes d’Harley avaient séché et Ivy pleurait de joie et de soulagement.

- Oooh Poison, ma petite fleur en sucre ! Comment n’ai-je pas….


Un bruit strident coupa son élan passionné et la fit s’attarder sur un talkie-walkie posé sur une table non loin d’elles.

- Pudding!!

S’exclama-t-elle.  Elle s’arracha des bras d'une Poison choquée et s'enfuit guillerette, sauver son Joker. La plaie qu'elle avait en elle pourrissait et se nécrosait sur les pansements de la belle Ivy, mais elle était devenue indolore.  Ivy, toujours à terre, se laissa consoler par ses plantes, seule, dans cette grande cave secrète, morne, et stérile.

lundi 21 septembre 2015

Chapitre 5

 Les deux corps allongés sur le vieux canapé de cuir orange vibraient l'un contre l'autre. Seules leurs lèvres avaient à ce moment l'épaisse barrière qui protégeait l'ego de Batman. Mais bientôt toutes ses autres barrières auraient été brisées par les doigts fins et musclés du charmant psychopathe.
Le Joker savait se faire obéir sans même donner d'ordres. Malgré les apparences, c'était lui qui menait la danse.

« - Où éteint-on la lumière ? » dit brusquement Batman.
«  - Batsy-chou est timide ou ne veut pas voir l'horrible visage du monstre que je suis ? »

Le grand homme musclé fut malgré lui attendri par ces mots. Il ne laissa pour autant rien transparaître et rétorqua :

«  - Je ne veux juste pas attirer l'attention de tout Gotham . »

En réalité, il était réellement gêné que le Joker le voit dans une telle position. Les boucles du fou s'agitèrent lorsqu'il sautilla pour éteindre les grands néons du hangar, à moitié nu. Il revint derrière le canapé pour voir Batman allongé. Il passa au dessus du meuble, faisant grincer le cuir et finissant assis sur son homme. Batman lui attrapa la gorge et le tira vers lui pour l'embrasser à nouveau. Les boucles verdâtres tombaient dans les yeux de Batman. Le clown fit descendre ses baisers jusqu’à la clavicule de son partenaire. Ses mains parcouraient le reste du corps musclés en laissant des traces de griffures rosées. Batman se tordait sous les dents affilées du Joker et sous ses griffes jaunâtres. Le Joker descendit encore plus bas et mordilla une hanche bien apparente. Batman passait ses doigts dans les cheveux gras du clown et lui massait en rythme le cuir chevelu. Il n'en pouvait plus d'attendre. Le Joker prit enfin « les choses » en main. Le chevalier noir gémit en sentant son membre enfin touché. Il grogna presque lorsqu'il le sentit se faire engloutir profondément. Il ne put s'empêcher d’accélérer le processus en pressant la tête du Joker contre son bassin tandis que son bassin lui même se soulevait du canapé. Le maquillage rouge fondait sur le membre qui pénétrait cette bouche avec outrance. Ses boucles s'entremêlaient dans les doigts qui les tiraient. Lorsque Batman sentit qu'il allait finir, il jeta le Joker par terre :

«  Mhm mon Batou tu es si délicat... »

L'étalon noir le mis sur le canapé, dos à lui, les mains posées sur le dossier et les jambes pliées. Il enfonça un doigt dans la bouche du clown qui s'esclaffait et pénétra le corps fin du Joker sans préparation. Le Joker releva la tête de douleur et de plaisir. Ils gémissaient comme des animaux. Batman faisait claquer son bassin sur les fesses du Joker. Le canapé désormais humide bringuebalait autant que le pauvre corps du Joker.

« Détruits-moi Batman ! »

à ces paroles il accéléra la cadence en masturbant l'heureux fou. Leur sueur coulait à grosses gouttes sur le vieux cuir malmené. Le Batman rugissait en sentant son pénis qui s'emboîtait à merveille dans son corps hôte. Il se senti faiblir et agrippa les hanches du Joker qui enfonçait ses ongles dans le cuir orange. Batman allait finir.
Il appuya sur le dos du clown pour qu'il se cambre afin de pénétrer encore plus profondément en lui. Leurs corps qui s'entrechoquaient résonnaient dans le hangar sombre. L'étalon noir chevauchait son partenaire avec violence. Il poussa un dernier rugissement en pressant son pubis une dernière fois sur l'échine du Joker. Ce dernier jouit de même en souillant les mains du protecteur nocturne ainsi que le vieux canapé.
Lorsque Batman se retira, un peu de sang coulait sur les cuisses du Joker. Il le retourna et l'embrassa pour se faire pardonner.
«  - Qu'est-ce que tu en as pensé petit Batbat ? » dit le Joker en se posant dans les bras de son cher Batou. Il ne répondit rien et s'essuya le sperme qu'il avait sur les cuisses.

«  - Ne me dit pas que ce ne t'as pas plus. Mon derrière est tout boursouflé ! » En disant ces mots il remua ses fesses en ricanant.

Batman rougit sous son masque noir mais repensa à sa mission.

«  - Tu as eu ce que tu voulais. Laisse moi partir à présent . »

Le Joker s'assit sur les genoux de son homme et inscrivit un sourire terrifiant sur son visage.

« - J'ai dit que le Batman devait m'appartenir. Et si tu ne m'appartiens pas à cent pour cent pour toujours... »

Il mima des explosions avec ses doigts ainsi que des gens qui courent en faisant des bruitages cartoonesques. Batman se releva, étourdit et énervé. Son orgasme lui avait donné des acouphènes et ses jambes tremblaient. Il se rhabilla en hurlant sur le Joker :

« Je t'ai donné ce que tu voulais. Tu t'en contenteras ! »

Le Joker, assis, souriait en penchant la tête sur le côté.

« - Je ne t'en veux pas. Si tu veux me voir... »

Il lui tendit un papier et se rhabilla. Il partit à grandes enjambées douloureuses et Batman rentra chez lui.


Bien sûr que c'était la dernière fois, il en était sûr...

Chapitre 4

 Le réveil sonna, illuminant la chambre sombre de lumière rouge et résonnant dans le crâne de Bruce Wayne. Il arrêta le son strident d'un coup sec et tourna la tête les yeux plissés. Neuf heures. Il avait mis son réveil à sept heures mais Alfred lui avait visiblement imposé quelques heures de sommeil en plus. Celui-ci frappait justement à la porte. Monsieur Wayne le fit entrer et le salua :

« - Merci Alfred, vous ne devriez pas me gâter autant .
- Il vous faut être reposé pour bien faire votre travail, Master. »

Le majordome avait une chemise particulièrement brillante et sa montre à gousset éblouissait l'homme de la nuit.
«- Je vous ai préparé votre petit-déjeuner dans votre bain, Monsieur. 
- Dans mon bain ? C'est un lieu peu conventionnel, Alfred !
- Votre sommeil vous a fait perdre du temps précieux alors je vous aide à vous rattraper. Je ne vous gâte pas tant que ça Monsieur . »

Il cligna d'un œil et s'en alla continuer ce qu'il était en train de faire. Bruce s'amusa de ce qu'avait dit son majordome et se dirigea vers la salle de bain. Avant de sortir de sa chambre il jeta un coup d'oeil sur son armure resplendissante et brillante, lavée avec soin par Alfred. Il s'écrivit une note mentale dans laquelle il disait devoir remercier le majordome.
Arrivé dans la salle de bain, il trouva un plateau posé sur une délicate tablette en bois précieux. Sur celle-ci étaient posés une part de cheese cake aux fruits rouges avec un jus d'orange sanguine et un café noir. Il s'installa lentement dans la baignoire bordée de marbre remplie d'eau chaude et regarda son entre jambe sous la tablette. Rien. Son membre ne lui faisait plus mal et s'était arrêté de montrer outrageusement son désir. Wayne était soulagé. Le gâteau suintait à cause de la vapeur du bain. Il prit la fourchette et l'enfonça dans la pâtisserie blanche qui s'écrasa sous le lourd métal. La crème empiéta sur le coulis de fruits rouges et la fourchette s'écrasa à nouveau dans le gâteau. Ce fut au tour du verre couleur sang de s'alléger puis au café corsé.
Après cela, Bruce déplaça la tablette et se toiletta rapidement. Il n'aimait pas rester des heures à se pomponner. Il était toujours parfaitement propre et apprêté en peu de temps. Il sortit de son bain et se rasa. Il se demandait justement si le Joker faisait de même ou s'il n'avait pas de barbe. Lorsqu'il se rendit compte de ce à quoi il était en train de penser il se coupa maladroitement. Il jura en s'essuyant la coulure pourpre et continua de s'entretenir.
Une fois prêt il alla rejoindre son majordome dans le salon .

« - Je sais comment arrêter le Joker . »

Son air sérieux et ses doigts croisés inquiétèrent le majordome.

« - Comment Monsieur ? Que voulez-vous dire ? 
- Je ne peux pas vous en parler, Alfred. Mais je suis presque sûr que cela arrêtera ce jeu.
- Je vous fait entièrement confiance Maître. Faites simplement attention à vous. Un visage abimé n'est pas digne de la lignée Wayne. »

Bruce Wayne sourit et pensa à le remercier pour son armure reluisante. Il devait réfléchir à un endroit où retrouver le Joker ce soir. Il ne savait pas où commencer à chercher. Le Joker ne se laisserait pas trouver si facilement.



* * * * *

Une fois la nuit tombée, il décida de retourner au hangar dans l'espoir de trouver des traces ou des indices sur la fuite des criminels. Cela aurait pu l'aider à pister son ennemi.
Il arriva discrètement à destination. Le hangar était encore ouvert et il entra donc comme une ombre dans le bâtiment. À sa grande surprise, le hangar s'illumina. Les néons s'allumèrent en claquant et clignotant, aveuglant pour quelques secondes l'homme en noir. Une fois ses yeux habitués au changement, il posa son regard sur un large canapé accompagné d'une table de nuit et d'une lampe de chevet. Batman fronça ses sourcils sous son masque et avança prudemment vers le lit d’appoint. De derrière le canapé surgit une ombre fine et élancée. L'ombre prit rapidement la couleur et la forme d'un Joker souriant. Batman s'étonna de le revoir ici.

« -Je ne pensais te voir si tôt, je n'ai pas eu le temps de tout préparer... hehe... »

Batman grimaça et baissa les yeux.

« -Je veux t'empêcher de blesser des gens, Joker . »

Les yeux du Joker s'illuminèrent et attendaient de voir à nouveau les lèvres de l'archange se mouvoir.

« - Si je fais ce que tu veux, tu ne mettras plus personne en danger. »

Le clown s'émoustillait à ces paroles. Il trépignait d'impatience. Il sauta par dessus le grand canapé et se retrouva en face de son grand amour. Il regardait les yeux cyans et tristes de l'homme chauve-souris. Il s'approcha plus près encore et devina les joues de son Batou rosir. Batman se battait encore avec ses sentiments mais se cachait derrière son devoir de protecteur. Le Joker lui caressa la joue en se léchant les lèvres :

« - Tu es à moi, rien qu'à moi à présent ? »

Le millionnaire rejeta sa caresse et répondit :

«  - Vas donc droit au but. »

Le fou pris les mains tremblantes de son adversaire et tira un des gants vers lui.

« - Non, ni les gants, ni le masque. 
- Très bien très bien, il m'en faudra plus pour gagner ta confiance Batsy-chou... »

Il laissa, comme ordonné plus tôt, le gant et sépara un des doigts du reste de la main. Batman serrait les dents à s'en faire mal à la mâchoire tandis que le clown vert englobait son doigt dans sa bouche chaude. Batman ne pouvait détourner son regard et le tiraillement avait recommencé à se faire sentir. Il observait le Joker qui s'appliquait à faire glisser son doigt épais dans sa bouche et la salive qui restait sur son doigt après des passages répétés.
Le Joker fou s'arrêta en souriant et porta ses lèvres à celles du chevalier. Ce dernier se retenait difficilement et s'autorisa à l'embrasser comme il se devait .
À part eux deux, qui l'aurait su de toute façon ?Leurs deux langues s'enroulèrent l'une autour de l'autre, leurs corps se rapprochèrent à ne plus en pouvoir respirer, leurs nez s'écrasèrent l'un contre l'autre. Ce baiser brisa les chaînes de notre cher cavalier. Il ne put se retenir et attrapa la tête du fou entre ses mains et l'embrassa de plus belle. Leurs dents s'entrechoquèrent et les yeux écarquillés du Joker en disaient long sur son état d'esprit.
Il jeta son tendre ennemi sur le canapé orange et déboutonna sa chemise sans tendresse. Sa voix rauque et sèche laissa sortir tant bien que mal un soupir, la gorge nouée de plaisir, suivit d'un :
« - Je ne savait pas que les fous pouvaient rougir »

En effet, l'initiative de Batman avait surpris mais enchanté le dit-fou.

- Seulement quand le Batman a envie de lui.   répondit-il sarcastiquement.

L'homme de la nuit le gifla pour son impertinence avant de l'embrasser fougueusement à nouveau.

- La ferme, bouffon. »

Il essaya de penser à sa mission mais la seule qui retenait son attention était la langue qui remplissait sa bouche étriquée dans son masque. Il se redressa et enleva sa combinaison, gardant gants et masque, ainsi que chaussettes. Il essaya de ne pas penser au risible de la chose et ce fut chose faite quand le Joker posa ses lèvres dans son cou. Quelle sensation... Quelle douceur malgré ces dents serrées autour de sa peau épaisse...

« Pardonne moi, ma femme, mais je le désire plus que tout au monde... » pensa-t-il.


lundi 31 août 2015

Chapitre 3




Dans cet immense hangar, Batman était à la mercie totale du Joker pour la première fois. Leurs cœurs battaient follement à l'unissons. Batman éprouvait peur, colère, honte et...désir. La langue humide de son ennemi qui glissait sur sa peau l'enchantait horriblement. Il fermait les yeux, triste de la situation dans laquelle il était. Le clown s'était arrêté de rire quelques minutes tant le moment était appréciable.
Le preux Chevalier le pris machinalement dans les bras. L'homme aux cheveux verts voulu faire une remarque mais ne voulu pas vexer son bel étalon qui se serait arrêté aussitôt. Il se contenta de sourire et de lui mordre les lèvres. Ces deux ennemis mortels, presque seuls, à l'abris des regards dans cet endroit froid et sombre, s'enlaçaient luxurieusement. Le Joker promena ses mains sur l'armure de l'archange et celui-ci fit de même. Il glissa lentement ses larges doigts sur l'échine du fou et lui agrippa fermement les fesses.

« Oh Batou ça y est ! Continues d'être violent ... »

Il gloussa comme un enfant jusqu'à ce que son ange le repousse contre la table en fer.

« Tu t'es encore moqué de moi ! »

Le Joker tâta sa poche arrière et ria en la trouvant vide.

« H2O ? C'est ça ton remède ? »

Batman lui jeta le flacon à la figure qui se brisa en rebondissant par terre. Il fonça vers la porte derrière laquelle se trouvait l'inspecteur. Le Joker le suivait en riant et en se rhabillant.

« Batchou ! Tu ne vas pas me laisser sur ma faim ? C'était une petite blague ! »

Devant la porte, l'homme chauve-souris s'arrêta et dit :

« Tu en feras beaucoup moins à Arkham. »

« Oh non Batou ! Tu ne serais pas venu si... »

Il évita un Batarang et s'enfuit en s'esclaffant alors que Batman défonçait la porte. Il se jeta sur les clowns surpris et les neutralisa sans embûches. Il les avaient désarmés et assommés le temps de libérer l'inspecteur Gordon. Il retira rapidement la corde et releva l'homme abîmé.

« Batman ; merci. Que s'est-il... ? »

« Laissez-tomber. Il s'est encore fichu de nous. »

Il sortit de la salle suivit de Gordon pour voir si le Joker était toujours là. Le voyant absent, Gordon appela une unité pour qu'elle récupère les larbins. Batman retourna dans la salle et hurla de stupeur :

« Jim, ils se sont enfuis ! »

Le regard dur et les épaules droites, il chercha un lieu de fuite et vit une trappe sur le plafond. Ces imbéciles ne savaient décidément s'enfuir que comme ça ces derniers temps.
Il raccompagna l'inspecteur chez lui et retourna au manoir.

******************



Il congédia son majordome dès son entrée pour qu'il se repose enfin et jeta son armure pesante par terre. Il la posa finalement sur son bureau pour Alfred et se précipita à pas lourds dans sa salle de sport. Il engagea un face à face sanglant avec son sac de frappe et s’abîma les mains, laissant des gouttes de sang sur le sac dogué. Sa frustration résonnait dans la salle et la sueur se mélangeait au sang sur le sol.
Après une bonne quinzaine de minutes il s'arrêta et regarda, essoufflé, son caleçon gris. La bosse qui était l'objet de son tourment ne diminuait pas et il sentait le sang affluer en elle. Il repensait aux heures précédentes, à la honte de s'être fait avoir par le Joker mais aussi d'avoir éprouvé du plaisir à serrer dans ses bras l'homme qui avait tué sa femme. Son membre était si tendu qu'il lui faisait mal. Il le tiraillait et ce n'était pas sur le point d'arrêter. Il demandait le Joker ; son corps le voulait. Son cœur quant à lui était emplit de doutes et d'amertume.

Qu'aurait fait le Joker pour parvenir à ses fins ? Il devait l'empêcher d'en arriver au sang, au vrai. Il fallait qu'il satisfasse le Joker pour ne pas qu'il tue réellement des gens cette fois. Son Son corps ne pouvait qu'être de son avis et il retourna dans sa chambre pour réfléchir.
Il avait mal à la tête. Il exprimait un désir si for qu'une chute de tension lui fit flageoler les jambes. Il décida alors de se mettre au lit et de remettre sa douche au lendemain.
Il ferma les yeux devant lesquels des milliers d'images se succédaient. Son front pesait lourd sur son visage et la sueur coulait de ce dernier.

Encore une nuit courte pour le chevalier de Gotham City.




mardi 2 juin 2015

Chapitre 2


Malgré le lit on ne peut moins confortable que Bruce Wayne avait rejoint une fois réveillé par son majordome, le sommeil du gentleman avait été désagréable. La soirée de la veille lui était revenue en flashs sans cesse pendant la nuit, alternant insomnies et cauchemars. C'est avec difficulté qu'il s'assit au bord du lit, le visage entre les mains. Le lit était humide de transpiration et la lumière était tamisée dans sa chambre bien trop grande pour un homme seul comme lui.
Il se releva, enfila un peignoir épais puis rejoint Alfred dans le salon. Comme à son habitude Alfred avait préparé un petit déjeuner que personne n'aurait voulu refuser : brioche maison sucrée avec confiture de coings maison également. Pour boire il avait le choix entre un café corsé ou un jus de fruits pressés. Ou bien les deux. Ou  bien rien. Il n'avait envie de rien mais il savait qu'il devait manger pour tenir la journée après une nuit pareille.

"Salutations Monsieur. J'espère que le petit-déjeuner vous plaira. Vous êtes-vous reposé?"

Alfred se souvenait bien de son maître exténué la veille, dans la baignoire. Il se souvient de sa main sur le front chaud de l'homme riche et de ses mains frippées du trop plein d'eau. Il savait que le Prince de la nuit en avait passée une tourmentée.

"Malgré toutes vos bonnes intentions, non. Mais j'en suis bien heureux car votre brioche est un remontant délicieux"

Son sourire plein de charme fut un signe de remerciement des plus sincères et le majordome en fut comblé.

"Je pourrais vous en faire même dans vos beaux jours, Master Wayne"

 Il sourit également. Ses yeux légèrement plissés et les rides qui soulignaient son sourire lui donnaient une allure paternaliste que Bruce adorait retrouver en lui. Il fit une révérence, puis s'en alla en cuisine, pour vaquer à d'autres occupations.
Bruce tartinait machinalement une tranche de brioche. Il en étalait une fine couche, le regard dans le vide. Ses souvenirs lui donnaient comme des coups dans le crâne et la culpabilité le rongeait. Mais qu'est-ce qu'il s'était passé? Pourquoi le Joker s'était-il comporté comme ça? Qu'est-ce qui allait bien se passer ensuite? Le clown aux cheveux verts n'avait pas eu ce qu'il voulait. Comment allait-il l'obtenir? D'inombrables questions lui venaient en tête. Il déglutissait lentement et douloureusement car il était tendu et ses muscles étaient raides.

Une fois sa collation terminée, il se dirigea vers la salle de bain. Il accrocha son peignoir près de la cabine de douche, ouvrit le robinet d'eau froide et se rigidifia sous l'eau qui glaçait son visage. Ses muscles s'étaient rétractés mais avaient fini par se détendre. Il essayait de se laver de ses soucis, de nettoyer son cerveau de toutes ces pensées horribles qui le rongeait depuis la nuit dernière.
Il se savonna frénétiquement et se rinça aussi vite. Il sortit de la douche et enroula une serviette autour de sa taille. Il hésitait à parler de ce qu'il s'était passé à l'inspecteur Gordon. Qu'en aurait-il pensé? Il l'aurait jugé pour ne rien avoir fait et l'avoir laissé partir. C'eut été une mauvaise idée. Mais il voulait quand même savoir s'il avait des nouvelles du bouffon vert. Il se sécha les cheveux avec sa serviette, se rasa puis pris dans son armoire un caleçon et un t-shirt gris foncé moulant. Tout en enfilant ses affaires, il composa le numéro de l'inspecteur. Il eut le temps d'enfiler les deux vêtements propres avant d'entendre le répondeur. L'inspecteur devait être très occupé pour ne pas répondre à un appel de Batman. Il marcha rapidement dans les couloirs du manoir pour rejoindre Alfred, passa sa tête et un bras à travers la porte de la cuisine et interpella le majordome :

"Alfred, avons-nous reçu un message de l'inspecteur Gordon?"

Alfred fit un mouvement négatif avec sa tête alors qu'il nettoyait des assiettes à la main. Il questionna Bruce :

"Il y a t-il un problème?"

Bruce avait un regard ennuyé et il se doutait qu'il y avait quelque chose qui ne tournait pas rond. Il tenta une nouvelle fois d’appeler l'inspecteur en furie. Le majordome avait posé les assiettes et s'était séché les mains. Au visage décomposé de son maître, il y avait clairement un problème. Un énorme problème. Le visage du millionnaire était pâle, encore plus que le matin de son dur réveil. Le peu de couleurs qui lui restaient étaient concentrées dans son regard perçant et ses yeux grands ouverts. Alfred le questionna du regard mais Bruce était choqué. Il posa son portable sur la table qui séparaient les deux hommes et regarda son majordome droit dans les yeux, les deux mains sur la table.

"Le Joker retient l'inspecteur Gordon."

Alfred serra un poing et regarda l'heure. Il était onze heures du matin. Trop tôt dans la journée pour que Batman soit de sortie. Alfred se rapprocha de son maître et demanda s'il pouvait faire quelque chose. Bruce Wayne tapa du poing sur la table ne sachant que faire.
Le Joker lui avait donné rendez-vous, seul, dans un hangar désaffecté. Ce soir. Dans douze heures exactement. Comment allait-il attendre jusqu'à ce moment, sans rien faire? Il expliqua la situation à Alfred qui compatissait à la souffrance de son maître.

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Après avoir raccroché, le Joker se mit à exploser de rire; un rire grinçant comme à son habitude. Ses boucles grasses tombaient légèrement sur son front et effaçaient le maquillage blanc qui le recouvrait. Gordon était attaché sur une chaise dans une salle à part, gardée de l'intérieur par les sous fifres de l'homme en costume violet.

"Qu'est-ce que vous allez faire à la fin?" L'inspecteur s'impatientait et était frustré de ne pas savoir ce que pensait le Joker. Pourquoi voulait-il voir le Batman seul? Qu'allait-il lui faire? Se serait-il décidé à le tuer pour de bon? C'était trop dur de ne rien savoir.

"Hahaha mon cheeeeer inspecteur. Ne soyez pas impatient... Il ne reste que quelques heures avant que votre chauve-souris vienne à votre secours."

Il fit le tour de la chaise en disant cette phrase. L'inspecteur baissait la tête pour cacher son énervement et sa frustration en serrant les poings. Il regardait les pieds du Joker faire le tour de la pièce en sautillant légèrement. Le clown vert lui avait tendu un piège à l'aide de ses grouillots et il se retrouvait à présent sur cette chaise, comme un débutant.
Le Joker faisait son spectacle en chantonnant, encouragé par les rires bêtes de ses hommes. Ces derniers riaient discrètement car ils ne savaient pas comment leur boss réagirait si ils  riaient au mauvais moment. Le Joker était imprévisible, tout le monde le savait, mais surtout très dangereux.

"Tututu tuuu tu... Batou ne viendra que ce soir..."

Le fou chantonnait en dansant comme sur une scène de théâtre et souriait de toutes ses dents jaunâtres. Son rire insupportait l'inspecteur qui se brûlait les poignets à cause de la corde trop serrée qui le tenait attaché.
Le temps passait et l'inspecteur se demandait comment avait réagit Batman. Prendrait-il le risque de venir sans avoir prévenu la police? Il se doutait bien que oui mais il avait peur pour leur vie à tous les deux. Gordon, sans relever la tête, s'adressa au Joker fou d'un ton ferme:

"Et s'il ne vient pas?"

Le clown perdu son sourire instantanément et son poing rencontra la mâchoire de l'homme attaché. Ce fut un coup violent qui le fit se mordre la langue et il cracha du sang. Le Joker était irrité et se rapprocha du visage ensanglanté de sa victime.

"Il sait ce qu'il vous arrivera s'il ne vient pas. Il viendra. Batman vient toujours."

Les mots sortaient de sa bouche comme une avalanche de couleuvres, sa voix était soudainement grave et ses ongles plantés dans les bras de l'inspecteur. Il sortit de la salle blindée en claquant la porte, laissant Gordon et les hommes masqués entre eux.
La phrase de l'inspecteur avait agacé le Joker. Il tapait dans les murs, enragé, et avait fini par s'asseoir contre un mur, les mains dans les cheveux. "Et s'il ne vient pas?". Batman ne pouvait pas ne pas venir. Il le savait. Mais ces mots lui résonnaient dans la tête et lui avaient mis le doute. Sa raison savait que son plan allait fonctionner mais son cœur se serrait dans sa cage thoracique. Il n'avait plus qu'à attendre. Attendre. Attendre...
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Bruce Wayne avait enfilé son costume et attendait l'heure, impatiemment dans sa batmobile. Il avait déjà regardé l'adresse du hangar, connaissait les endroits de fuites possibles et avait préparé son matériel. Il regardait l'horloge digitale de la voiture fixement, attendant le bon chiffre pour appuyer sur l'accélérateur. Il se retenait de bouger ses jambes à cause du stress, et ses poings étaient serrés sur le volant en cuir noir du bolide. Tic. Tac. Le son était absent mais il l'entendait quand même. Ou c'était peut-être le son de son sang qui coulait et tapait dans ses tempes.
Vingt-deux heures cinquante. C'était l'heure. Sans attendre il appuya sur l'accélérateur et fonça dans les rues de Gotham city. En dix minutes il arriva à l'adresse, et ouvrit la porte. Sa silhouette dans l'encadrement de la porte était cauchemardesque et sa cape flottait au vent. Le clown aux cheveux verts retrouva son sourire. Il était à l'heure, comme d'habitude. Ses doutes se dissipèrent et il se releva. Il ouvrit ses bras en souriant et dit :

"Batouuu! J'ai failli douter de toi!"

Batman claqua la porte derrière lui et fonça sur le clown. Il attrapa violemment le col de sa Némésis et le rapprocha de lui. Il plongea son regard turquoise dans les yeux verts du Joker. L'homme chauve-souris senti la chaleur lui picoter les joues et fut déstabilisé le temps d'une seconde. Il paniquait et repensait à l'autre soir. Il jeta sa proie par terre et hurla de sa voix rauque :

"Où est Gordon?"

L'homme à terre riait et se tordait en se tenant les entrailles.

"C'est comme ça que je t'aime, mon petit cupcake!"

Batman rougit sous son masque et envoya son pied dans le ventre du Joker, toujours à terre. Il ne comprenait toujours pas ce qu'il lui arrivait et essayait de ne pas perdre la face. Le Joker se releva en titubant et se dirigea vers la porte blindée. Il frappa plusieurs coups et cria, la joue contre le métal froid de la porte :

"Monsieur l'inspecteur, comment allez-vous? Un message pour votre ami?"

Il retint son souffle pour pouvoir laisser Batman entendre la réponse de l'inspecteur :

"Batman! Je suis là, faites ce que vous avez à f-"

Sa phrase fut coupée par un coup de poing au visage et le bruit d'une chaise tombant par terre. Le Joker explosa du rire qu'il retenait depuis quelques secondes et se retrouva par terre à nouveau, frappé par son Batman.

"Joker, qu'est-ce que tu veux?"

Batman était à nouveau enragé et impatient de savoir la volonté du clown. Il voulait en finir vite cette fois. Le Joker se rapprocha lentement en souriant. Il était tellement près que ses boucles vertes touchaient le visage du chevalier noir. Ce dernier était à nouveau tétanisé. Il sentait le souffle chaud de son adversaire sur ses lèvres et résistait tant bien que mal à une tentation qu'il n'avait jamais connue. Il savait que c'était mal. Il se dégouttait. Il ne comprenait pas. Mais les lèvres du Joker semblaient délicieuses, soulignées par un rouge à lèvre tracé approximativement. Le clown ne répondait pas mais posa ses mains gantées sur le torse de son Batou-chéri. Batman ne pouvait pas réagir. Il se rassurait en se disant qu'il ne fallait pas énerver le Joker, qu'il pouvait être dangereux pour Gordon et pour lui-même. Il se mordait les joues discrètement, pour ne pas montrer sa faiblesse à son ennemi. Ennemi qui se collait à présent contre lui, torse contre torse. Le moment fatal arriva : Le monstre posa ses lèvres sur le chevalier sans défenses et ferma les yeux pour apprécier ce moment.
L'archange pinçait ses lèvres et faisait une moue de dégoût, mais le sang qui déferlait dans ses veines prouvait que la sensation était à l'opposé du dégoût. Lorsqu'il sentit une de ses lèvres se faire pincer par les dents ciselées du Joker, ce fut trop pour sa dignité. Il envoya le fou par terre et s'essuya les lèvres. Il attendit quelques secondes pour ne pas bégayer et dit :

"Soit clair. Qu'est-ce que tu veux, espèce de dégénéré?"

Le Joker sourit et regarda le pantalon du Batman.

"Mini-Bat doit être étouffé dans ce pantalon de kevlar, non?" Il se mordit les lèvres et attendit la réponse de son chevalier qui ne se fit pas attendre :

"Ferme-la, sale malade!"

Batman avait reculé d'un pas et ses joues le brûlaient. Il sentait un picotement dans ses lèvres et la sueur coulait de son front. Il attrapa le clown et le jeta sur une table bringuebalante qui était au milieu de l'immense hangar.

"Ouuuh je ne pensais pas que tu te retiendrais si peu Batsy-chou!"

Le Joker pris un revers et ria de plus belle. Batman serrait son cou entre ses doigts et lui demanda à nouveau, serrant un peu plus ses doigts épais:

"Dis moi ce que tu comptes faire, bon sang."

Le Joker savait qu'il n'était pas bon de trop contrarier Batman car il aurait dû recommencer son manège à nouveau. Il passa sa langue sur ses lèvres et chuchota :

"Je veux que le Batman soit à moi, que son corps, ses pensées... m'appartiennent."

L'archange sombre se recula et se dirigea vers la porte blindée, décidé à affronter les sous fifres du Joker et à sauver l'inspecteur. Mais le clown fou l'arrêta au moment où il allait ouvrir la lourde porte métallique :

"Il mourra si tu ne m'écoutes pas. Il est malade."

Sans se retourner, Batman savait déjà que son ennemi souriait, assis tranquillement sur la table les jambes croisées et la tête penchée. Il se retourna pour voir exactement ce qu'il avait imaginé et se dirigea vers le monstre. Arrivé près de lui, il s'aperçu que quelques boutons de la chemise du Joker étaient ouverts et que sa cravate verte était dénouée. Son cœur s'emballa et il s'arrêta net en déglutissant difficilement.

"Il est empoisonné, et plus vite tu feras ce que je te demande, plus vite il pourra être guéri."
"Qu'est-ce qui me dit que je peux te faire confiance?"

Le Joker dévoila une épaule en souriant et passa sa cravate autour du cou de son adversaire rigide. Il plissa ses lèvres et dit :

"Pour l'instant, rien, mais tu ne peux pas faire autrement... Si?"

Batman fronça les sourcils et baissa la tête. C'était vrai. Il n'avait pas encore clairement compris ce que le Joker voulait de lui mais il ne pouvait pas laisser l'inspecteur mourir à cause de sa dignité. Voyant son cupcake résigné, le Joker l'embrassa presque tendrement dans le cou. Il était si sensuel... Il s'attarda sur la seule zone où le Batman pouvait sentir ses lèvres et promena sa langue sur les commissures des lèvres du chevalier.

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Voilà pour ce chapitre! J'espère qu'il n'aura pas été trop frustrant ;) La suite s'avère plutôt hot et elle arrivera très bientôt! Bonne lecture :)

Le chevalier amoureux : Chapitre 1

Le cabaret était bondé. La musique se mêlait aux éclats de rire des gens et à leurs voix alcoolisées. Le trop peu de place entre les tables de la salle bondée handicapaient les serveurs qui souriaient malgré eux aux clients. La lumière, les flashs, la musique, tout se mélangeait et offrait à cet endroit luxurieux un air de Casino huppé. Des femmes en robes de soirées offraient aux hommes costumés leurs plus beaux sourires. Elles portaient la main à leur torse en riant la tête renversée.
Ce vacarme assourdissant finit par s'interrompre. Un bruit se fit entendre, suivit d'un grésillement :

"Heeeey people of Gotham City ! Vous me laisseriez bien chanter une chanson?"

Le rire qui accompagnait cette phrase glaça le sang de la foule. Des cris se firent instantanément entendre. Les verres se brisèrent, les plateaux tombèrent, les chaises se renversèrent... Un sentiment d'effroi pouvait se lire dans le regard des clients désemparés.
Le personnage sur scène, quant à lui, avait déjà commencé à pousser la chansonnette :

"Kiss kiss kiss me baby, je veux chanter pour ceux... Hihihi !"

Ce sourire, ces cicatrices épaisses, cette voix grinçante dans le micro... Ces signes ne pouvaient pas tromper et les gens à terre en étaient la preuve même : Le Joker s'était échappé de son asile.
Un serveur téméraire pris l'initiative d'appeler la police, mais le clown effrayant n'apprécia pas le geste qu'il remarqua de loin.

"Bang baaaang ! Hahahaha !"

Il tira une balle en plein sur la base du téléphone du cabaret, ce qui coupa net la conversation avec la police.

"Je suis bien triste que vous n'aimiez pas mes compétences vocales..."

Le Joker fit la moue en regagnant son effroyable sourire instantanément. La peur était palpable et le clown en aurait bien gardé un bout s'il avait pu. Comme souvenir ou comme trophée... peu importe. Les interférences que provoquait la voix du Joker avec le micro émettaient des sons stridents. Le Joker savait que la police allait bientôt arriver. Il avait coupé le téléphone fixe pour jouer un peu, mais il ne pouvait ( et ne voulait ) pas s'amuser à empêcher tous les smartphones et les réseaux sociaux de s'activer. Il devait faire vite.

"Mesdames et messieurs... Je désirerai qu'on me livre l'archange de Gotham..." Ses mots s'entrecoupaient de gloussements féminins et c'est ouvrant les bras et en parlant lentement qu'il ajouta :
"Batman"

Il s'était dirigé vers toutes les caméras de smartphones qu'il avait pu trouver pour que son message à la police soit clair. Celle-ci ne devait d'ailleurs plus tarder à arriver.
Le Joker fou s'enjaillait seul à l'idée de Batman réagissant à la nouvelle. Bonne pour le Joker, et mauvaise pour l'homme chauve-souris. Il riait aux éclats en se tenant les tripes et regardait le chaos qui régnait dans la salle.
Mais ce n'était pas encore assez pour lui. Il descendit de la scène, entraînant un mouvement de recul collectif dans la salle, puis se dirigea vers un smartphone tremblant.
D'une voix grave et rauque il dit :

"Sinon ces corps entiers seront à recomposer..."

Il montra également un bouton qu'il avait dans sa manchette. Il sourit de toutes ses dents en penchant la tête et en parcourant du regard toute la salle.
Il se redressa ensuite et passa sa main enveloppée de soie violette délicate entre ses boucles sales et mal décolorées.

"J'ai très peu de patience en ce qui concerne les ordres que je donne..."

****

Pendant ce temps au manoir, Alfred se pressait d'apporter le téléphone à Bruce Wayne.

"Gordon pour vous. C'est une catastrophe, Monsieur."

Bruce remercia Alfred d'un signe de tête tout en répondant à l'inspecteur. Tandis que monsieur Gordon lui racontait les détails, le sang du héros déferlait dans ses veines. Dans ses veines se déversait un torrent de sang en ébullition. Sa mâchoire se serrait et il commençait déjà à surchauffer. Le Joker s'était échappé de l'asile et le millionnaire était le prix de la rançon.
Il raccrocha et jeta le téléphone sur son grand lit. Alfred lui présenta sa combinaison de kevlar, exactement ce qu'il cherchait. Alfred lisait dans ses pensées et savait toujours quand se rendre utile. Il enfila frénétiquement son costume d'homme de la nuit et pris sa moto. C'était la meilleure si jamais il avait à courser le Joker dans les petites rues. Il prévoyait tout à l'avance. Cette fois, le Joker ne s'en sortirait pas.

Au cabaret, la peur s'intensifiait et le Joker faisait son spectacle sur scène. Il jouait avec l'interrupteur en marchants à grands pas. Il chantonnait en attendant avec impatience la police.
Batman était arrivé devant le cabaret et attendait l'inspecteur. Les forces de l'ordre étaient déjà présentes et attendaient, copieusement armées, les ordres.

"Batman. Qu'est-ce que tu comptes faire?" Il avait les sourcils froncées, mais un soupçon de désespoir se lisait dans son regard. Batman, lui, était prêt à faire payer une nouvelle fois le Joker. Il n'attendait que ça : serrer la gorge du Joker entre ses doigts épais et musclés.

"Faites évacuer les civils dès que possible. Vous allez entrer et faire diversion. Vous les protégerez pendant que je neutraliserais le Joker et son détonateur."

Le Batman donna d'autres informations précises et se mit à l'oeuvre.
La porte principale du cabaret s'ouvrit dans un fracas qui ressemblait à une explosion. Tous les gens présents dans la salle hurlèrent en fermant les yeux et en se protégeant la tête avec leurs mains. La porte donnait directement sur la scénette.
La police encercla les civils en pointant leur arme respective sur le Joker. Celui-ci se tourna en souriant et affichant un air satisfait sur son visage.

"Mais où est le Batman?" chantonna-t-il.

Le policier se mit en face de lui et hurla :
"Posez le détonateur!"

Le clown s'amusa de l'ordre qu'on lui donnait. Il se mit à rire et leva le détonateur.

"Je suis déçu. N'avions-nous pas un marché?"

Il explosa de rire et claqua des doigts. Une corde descendit du plafond entre les spots et le Joker agrippa comme un artiste de cirque, le bras en l'air.

"Boum, boum, BOUM!" gloussa-t-il.

Tandis que ses hommes tiraient la corde pour le faire remonter, son final se fit brusquement interrompre. Batman gâcha son spectacle en lançant un batarang sur le détonateur du Joker à mi-chemin entre ciel et terre. Le Joker ferma les yeux et souri. Il savait que Batman ferait son apparition à la dernière minute. Alors qu'il agrippait une barre de fer, aidé de ses fidèles pantins, il vit du coin de l’œil Batman arriver en courant du fond de la salle, sortant de l'ombre.

"Et maintenant Boss?" cria un des sous fifres, essoufflé.

"Sortez d'ici et ne vous faites pas remarquer jusqu'à ce que je vous rappelle."

Ils prirent une direction différente et le clown senti l'aura de l'homme sombre se rapprocher furtivement et rapidement. Il adorait ça. Chaque course poursuite lui donnait de l'adrénaline. Plus le Batman se rapprochait, plus le ventre du Joker se serrait, se contractait. Comme si des milliers de papillons lui chatouillaient les entrailles. Il en était de même pour le chevalier noir. Chaque pas qui les séparaient était un degré de plaisir en plus.
Les deux protagonistes étaient enfin sortis de l'établissement et couraient sur les toits, comme au bon vieux temps. Le Joker virevoltait dans les airs en riant, les jambes relevées, poursuivi par un Batman en armure imposante qui se déplaçait grâcement dans le vide. Batman, essoufflé et à quelques centimètres de sa cible hurla de sa voix rauque et métallique :

"Joker, c'est fini. Tu n'as même plus de quoi me faire chanter."
"Tu crois, Batou?"

Le Joker se retourna et fit briller son sourire malin. Il montra un gros bouton rouge vermillon en arrêtant sa course. Face à un Batman choqué, il annonça :

"Je croyais que l'on se connaissait mieux que ça Batsy-chou..."

"Ne m'appelle pas comme ça le clown." La voix dure et ferme de Batman fit lever les yeux au ciel du Joker souriant.

"Tu bouges, ils meurent. Haha!"

Batman serrait les poings et se forçait à ne pas se jeter, poings en avant, sur le Joker. Il savait qu'il ne fallait pas le brusquer et attendait le bon moment pour agir.
Le Joker sautilla jusqu'à son Batman et s'arrêta à quelques centimètres de son visage. Batman senti ses joues chauffer et des gouttes de sueur sortir de ses pores. Le regard perçant du Joker dans le sien. Qu'est-ce qui le retenait tout à coup de lui briser les os et de l'enfermer à nouveau à Arkham? Son visage n'avait jamais été aussi près de celui du Joker. Des milliers de pensées lui traversaient l'esprit. Le Joker semblait si frêle et fin en face de ses muscles et de son armure saillante. Quelques coups et le Joker aurait pu être hors d'état de nuire. Mais le souffle dense et chaud qu'il sentait sur son visage le paralysait.

Le clown lui passait le détonateur devant le nez. Il le narguait et profitait de la soudaine tétanie de sa cible. Il passa une de ses mains sur ses joues puis la porta à celles du chevalier noir. Batman serrait les dents et s'étonnait de ne savoir que faire. Ses boyaux se tordaient et ses muscles le brûlaient. Le Joker serra sa main sur la mâchoire de l'archange de Gotham city jusqu'à sentir ses dents à travers sa chair. Il les serra si fort qu'il réussi à entrouvrir la bouche de son ennemi. Le Joker se retenait de rire. Des petits cris s'échappaient malgré lui tant le plaisir grandissait en lui. Il inséra le détonateur dans la bouche du millionnaire et le positionna entre ses dents.

"Il tombe: boum. Tu serres les dents: boum. Tu bouges... Boum."

Le sang de Batman se glaça dans ses veines en entendant ces mots. Il était bloqué. Pourquoi n'avait-il rien fait avant?
Le Joker se colla contre son ennemi et jubila de le voir à sa mercie. Il passa sa main autour de son cou et le senti déglutir.

"Je sais que tu rêverais d'être à ma place mon chou, mais désormais, tu es à moi. Rien-qu'à-moi."

Batman s'étonnait de ces paroles mais le fou n'avait pas tort. Malgré son incapacité à bouger, il attendait depuis qu'il avait reçu l'appel de Gordon de passer ses mains autour de sa gorge fine et pâle. Joker promena lentement ses lèvres sur le masque de Batman et se rapprocha du détonateur. Il lui porta le coup de grâce en embrassant les lèvres de son Batman, qui se rigidifia à la sensation du maquillage graisseux des lèvres pulpeuses du Joker.
Batman failli resserrer ses dents sur le détonateur à cause de la surprise. Dans ce moment interminable, le Joker passa sa langue entre les lèvres et le détonateur. Elle sembla se fondre dans la bouche du protecteur nocturne, horrifié de ce qui lui arrivait.
Le Joker se retira, en prenant dans sa bouche le détonateur. Le premier réflexe de son adversaire fut de lui lancer un coup de poing dans le ventre, le reste de son corps toujours paralysé par ce qui s'était passé. Le Joker, à terre, se mit à rire.

"Ça y est Batou! Voilà que tu redeviens en-fin toi-même!"

"Ferme-la, sale déchet!" Batman essuya les restes de rouge à lèvre qui étaient sur sa bouche et questionna sa Némésis, le goût âcre du maquillage toujours dans sa bouche.

"Qu'est-ce que tu veux, sale clown?"

Le Joker souri et dit :
"Toi."

Il lança le détonateur dans le vide dans lequel Batman se jeta aussitôt pour le rattraper. Mais l'objet s'écrasa contre le sol, pressant le mécanisme. Batman se senti partir. Il n'entendit rien mais n'y pensait pas. Il pensait uniquement à sa défaite et aux gens morts à cause de lui tous ces corps sanglants entre les débris. Il pris son téléphone et composa le numéro de l'inspecteur:

"Je suis désolé... Il avait un deuxième détonateur... Je..."
"Quoi?" coupa Gordon. "Les gens sont sains et saufs, tu les as sauvés. Il s'est enfuit?"

"Oui."

"Nous n'avons pas encore trouvé les bombes. La brigade de déminage fait son maximum. Les civils ont été évacués depuis très longtemps. Je te tiens au courant."

Batman rangea son portable et tenta de se remettre les idées en place. Il rentra au manoir sur sa moto et essaya de réfléchir. Alfred l'attendait avec un remontant : du thé et des biscuits anglais à la framboise.

"Maître Wayne, à votre visage je devine que le Joker est parvenu à ses fins."

Batman s'assit en retirant le haut de sa combinaison, masque compris. Il trempa un biscuit dans le thé, silencieux, puis le reposa sur le plateau, plus préoccupé par la soirée que par son estomac criant.

"Il n'y avait pas de bombe Alfred."

"Comment en êtes-vous sûr monsieur? L'inspecteur avait l'air formel.

"Le détonateur a été déclenché mais il ne s'est rien passé. Et il n'est pas du genre du Joker d'utiliser du matériel obsolète."

"Allez vous reposer monsieur. Vos méninges sont plus efficaces lorsque vous êtes calme et rechargé."

Le demi Batman se dirigea vers sa luxueuse salle de bain où Alfred lui avait préparé un bain aux huiles essentielles relaxantes. Il se délesta du reste de son costume et redevint entièrement Bruce Wayne. Il plongea son corps imposant dans l'eau chaude et parfumée. Il passa ses mains mouillées sur son visage et s'allongea les yeux fermés. Il aurait préféré une douche froide, pour le laver de la sensation écœurante du Joker sur son visage. Oui. Il avait eu l'impression d'avoir eu le Joker tout entier sur ses lèvres. Et les frissons qu'il avait eu le remplissait de remords et de dégoût pour lui-même. C'est vrai que sa double vie lui avait empêché ces derniers temps de s'occuper de sa vie amoureuse, ou plutôt sexuelle. Cela faisait une éternité qu' aucune femme n'avait posé ses lèvres sur les siennes. Cela devait être ça... Simplement ça.
Il s'endormi dans son bain, apaisé par les huiles et n'entendit pas Alfred chercher ses affaires et ne senti pas la serviette humide et froide qu'Alfred lui posa sur son front rouge et chaud.

Son sommeil s'annonçait tourmenté.